Sud Ouest du samedi matin:


« Pas de marge »

Pour son premier déplacement de la saison, l’Union, auréolée de son premier succès en championnat, espère confirmer ses progrès.

Diamory Sylla et les Rochelais se déplacent chez un concurrent direct pour le maintien, aujourd'hui, en région parisienne.

Diamory Sylla et les Rochelais se déplacent chez un concurrent direct pour le maintien, aujourd’hui, en région parisienne. (Photo p. c.)

En réussissant leurs grands débuts en Nationale 1, après quinze ans d’attente, les joueurs de l’Union Basket La Rochelle (UBLR) se sont donnés du crédit avant de se rendre à Rueil, aujourd’hui, en fin d’après-midi. Grégory Thiélin, le coach de l’Union, prévient : « C’est un adversaire qui fait partie du championnat pour le maintien, tout comme nous. C’est pour cela qu’il s’agit d’un match important. » Surtout, ses joueurs vont disputer trois matchs en six jours, dont un derby savoureux dans 72 heures. Mais Thiélin le jure : « Pour l’instant, on ne pense pas à Cognac. »

1 Vichy, pour exemple

En disposant de l’un des favoris de N1, l’UBLR a montré qu’elle s’accommodait fort bien de son statut de Petit Poucet. « Pour les observateurs, nous sommes les petits. Je retiens que nous avons joué Vichy les yeux dans les yeux, en faisant abstraction de son statut. C’est cela que je veux voir à chaque journée. » Le stratège rochelais sait pourtant que cette philosophie est extrêmement exigeante, que ce soit au niveau physique ou moral. « Ça dévore les énergies. Lundi, les joueurs étaient fatigués mais, pourtant, il va falloir répéter cela car nous n’avons pas de marge sur les autres. »

2 Une défense à peaufiner

Déficitaires aux rebonds défensifs samedi dernier, les Bleu et Blanc ont parfois subi d’interminables séquences de la part de la JAV. Dont l’une au milieu du troisième quart-temps qui aura vu l’équipe de l’Allier glaner quatre rebonds consécutifs. Si cette dernière n’a pas profité de cette domination, les Maritimes savent qu’ils vont devoir rectifier le tir. « C’est une histoire de temps et de (bonnes) habitudes à prendre. On a perdu, avec les rotations, un peu de précision sur le terrain. Mais la sérénité dont on a su faire preuve quand on ne tenait plus le ballon m’a tout de même rassuré. »

3 La vie sans Andrew Thomson

Sans Andrew Thomson, blessé, qui passera une IRM ce lundi, le jeu maritime va forcément évoluer. « Andew a eu du mal à se situer par rapport à la dureté qu’impose la division. Mais il a réussi des actions décisives. » Privé de l’intérieur anglais, la raquette rochelaise va, du coup, s’alléger. « Il va falloir s’adapter ». C’est Pierre Bonnelalbay qui va se coller à la tâche avec d’autres attributs. « On va certainement avoir moins de présence sous les cercles mais Pierre va apporter son shoot longue distance, sa capacité à s’écarter du cercle et va offrir de la largeur à notre jeu. »

4 Le révélateur francilien

Après avoir vu son match reporté la semaine dernière, Rueil attaque sa saison contre l’Union. Le RAC, qui s’est séparé dans la semaine de Dino Erceg, devrait bientôt compter dans ses rangs l’ancien cognaçais Slobodan Ocokoljic. Reste à savoir si celui-ci sera qualifié. « Rueil est une équipe avec des caractéristiques propres au basket parisien. C’est un groupe plutôt jeune, qui aime le duel offensif et défensif. Le tout agrémenté d’une grosse intensité des deux côtés du terrain. »

Arnaud Marchais